L’Etat emprunte 155 milliards de francs CFA pour le développement du Gabon

 

 

Le Conseil des Ministres du 17 juin a adopté 9 projets de loi autorisant plusieurs emprunts pour un montant total de près de 155,9 milliards de F CFA, destinés à financer plusieurs projets de développement.

Cet argent, emprunté sous l’égide du Ministère de l’Economie, du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, financera les projets de développement et d’investissement agricole, de reconstruction d’urgence du pont « Boulingui », d’assainissement de la ville de Port-Gentil et d’appui à la formation professionnelle.

 

Ces emprunts seront réalisés auprès de différents organismes financiers internationaux :

 

*72,05 milliards de francs CFA auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD), pour l’amélioration de la qualité des services publics d’enseignement supérieur et de la formation professionnelle ;

 

*56,657 milliards de francs CFA auprès de l’Agence Française de Développement (AFD), en faveur de l’assainissement de Port-Gentil, du développement agricole, de la reconstruction d’urgence du pont « Boulingui » dans la zone d’Oloumi et de la formation professionnelle ;

 

*7,86 milliards de francs CFA auprès de BNP-Paribas, pour financer les études, le transport, l’installation et la réception du réseau électrique interconnecté du Woleu-Ntem ;

 

*3,602 milliards de francs CFA auprès de la CommerzBank et de AKA (Ausfuhr-Kredit), pour le financement d’ingénierie, d’acquisition et de gestion du projet de sécurisation de l’alimentation en eau potable de Libreville, et pour le contrôle de la conception et des travaux de construction de la phase 2 du projet hydroélectrique de Grand Poubara.

 

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Propreté et environnement : lutte contre l'insalubrité

 

Les sacs en plastique sont désormais interdits au Gabon. Seuls seront encore autorisés les sachets biodégradables ou recyclables. L'interdiction de l'usage des sachets plastiques non dégradables permet de préserver l'environnement.


Utilisés à outrance par les commerçants, les sachets en plastique sont un véritable fléau pour l'environnement : ils jonchent les rues et bouchent les caniveaux dans toutes les villes du pays. Ils s'amoncellent dans les décharges, souillent les plages, s'infiltrent dans les canalisations et obstruent les égouts.

 

Fabriqués à base de polyéthylène d'origine pétrochimique, les sacs plastiques polluent les sols et les nappes phréatiques pendant des périodes pouvant atteindre cent cinquante ans, car ils ne sont pas biodégradables.

 

Le gouvernement interdit donc depuis le 1er juillet la commercialisation et l'importation des sacs plastiques non biodégradables. Désormais, les Gabonais devront apprendre à faire leurs courses munis d'un cabas ou de sacs biodégradables. Cette mesure constitue un « signal fort » dans la lutte contre l'insalubrité.

 

Le Ministère du Commerce a initié une campagne de sensibilisation sur la commercialisation des sacs biodégradables dont la première étape a été marquée par une rencontre avec les commerçants du marché Mont-Bouët. Vulgariser la commercialisation des sacs biodégradables, c'est l'objectif visé par cette campagne de sensibilisation.

 

L'applicabilité de cette mesure

 


Le Ministère du Commerce a initié une campagne de sensibilisation sur la commercialisation des sacs biodégradables dont la première étape a été marquée par une rencontre avec les commerçants du marché Mont-Bouët. Vulgariser la commercialisation des sacs biodégradables, c'est l'objectif visé par cette campagne de sensibilisation.

 

Selon la Commission du Ministère du Commerce, « Il est question pour le ministère d'accompagner les importateurs et autres vendeurs de sacs plastiques, de leur faire comprendre les nouvelles règles en la matière (…) Il revient à chaque délégation provinciale de les entretenir à ce sujet et de répondre à leurs interrogations ».

 

Cette campagne est menée avant que ne soient envisagées d'éventuelles sanctions. Cette phase sera suffisamment longue pour que chacun puisse s'adapter à la nouvelle mesure du gouvernement.

La construction de 5 000 logements par an débutera en 2011

 

Le Ministre du Logement Pacôme Rufin Ondzounga, a annoncé jeudi 8 juillet que la construction des 5 000 logements par an promis par le Président Ali Bongo Ondimba débutera en 2011, l'année 2010 étant consacrée à la viabilisation des terrains.

 

« Notre priorité pour cette année 2010 est l'aménagement foncier. Nous allons aménager, sur fonds propres, 4 120 parcelles dont la répartition est la suivante : Libreville 2 700 parcelles, Franceville 497 parcelles, Oyem 481 et Tchibanga 424 parcelles », a expliqué le Ministre de l'Habitat, du Logement et de l'Urbanisme, Pacôme Rufin Ondzounga. La construction de 5 000 logements nécessite en effet un nombre suffisant de parcelles viabilisées.

Le budget attribué au Ministère de l'Habitat, du Logement et de l'Urbanisme a été multiplié par trois pour l'année 2010, pour atteindre 40 milliards de francs CFA. Il a notamment pour but d'offrir un cadre de vie décent et un logement à chaque Gabonais, dans le cadre de l'application du Gabon des Services sur lequel s'appuie la vision de Gabon Emergent du Président Ali Bongo Ondimba.

 

En plus de la viabilisation de parcelles de terrains et la construction de logements sociaux, de nombreux autres chantiers ont été entrepris par le Chef de l'Etat et son gouvernement afin d'améliorer le quotidien des citoyens gabonais. 21 milliards de francs CFA ont par exemple été dégagés pour réhabiliter les infrastructures de Libreville, dans le cadre de l'embellissement de la capitale pour le Cinquantenaire de l'Indépendance qui sera fêté le 17 août prochain. Des travaux de renforcement des capacités de production, de transport et de distribution d'eau et d'électricité ont également été engagés à travers tout le pays.